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"Nous avions peur. La parole lançait des fétiches. Des filets de capucines, de liseron, pour arrêter les bombes. Sauf, je vous ai dit une fois, ce théâtre, cette scène toute petite de mots déchiquetés, du sens que j’entendais « c’est la déflagration » (elle morte). Les empilements de bras de matelas de jambes de casseroles, les objets roulants, les choses dans les cheveux. Les visages ou les couvertures recevant les plâtres les gravats. Et sa robe, où est-elle? Où est la déflagration?"
Agacement d’Oriane (encre verte): je n’ai jamais compris la poésie, le mécanisme poétique, cette langue qui tourne à vide et ne parle que d’elle même pour elle même et pourtant il y a parfois des éclairs comme celui-là, quand elle se rapproche de la fiction, où la poésie parvient à dire quelque chose du monde.
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